LE VOLONTARIAT QUI UNIT
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Dès sa fondation, le travail de la OINA, réalisé aujourd’hui dans plus de 50 pays, a été mené en faveur de la culture et l'action sociale, et trouve ses fondements dans le modèle du volontariat comme principe d'aide fraternelle entre les êtres humains.
Dix années de soutien au volontariat
C’est dans cette même logique que l'Assemblée Générale de la OINA décida en Grèce, en 2001, à l'unanimité, d'adhérer à la recommandation de l'Organisation des Nations unies et de proclamer l'année 2001 comme "Année Internationale du Volontariat". Elle invita toutes les associations nationales adhérentes à la OINA, en collaboration avec les Nations unies, à développer durant l'année 2001 (Année du Volontariat) leurs activités de développement culturel dans le monde entier.
Lors de notre Assemblée Générale en 2006, nous avons réaffirmé notre engagement profond à assurer la transmission aux jeunes des valeurs de solidarité et responsabilité sociale, inspirées des principes moraux et philosophiques qui sont les piliers de base des enseignements de Nouvelle Acropole. A cette occasion, nous avons réitéré la valeur de la philosophie comme modèle d’engagement social : les valeurs que favorise la connaissance philosophique promeuvent dans l'individu une conscience d'humanité qui lui permet de reconnaître les nécessités humaines et provoque la volonté de servir les autres.
Nouvelle Acropole soutient l’année européenne du Volontariat
Animés par ces principes et forts de plus de 50 ans d’activités internationales de volontariat, nous soutenons et participons à « 2011, Année européenne du volontariat », décidée à l’initiative de la Commission Européenne. Nous ne pouvons qu’encourager les préconisations de cette commission, notamment pour « travailler à l’instauration de conditions propices au volontariat dans l’Union européenne » et « sensibiliser l’opinion publique à la valeur et à l’utilité du volontariat ».
Les principes philosophiques de nos activités, de notre action de volontariat sont en accord avec les critères fondamentaux du volontariat, définis par l’ONU en 2001, qui rappellent que la motivation première du volontaire n’est pas le profit financier, que le volontariat relève de la libre volonté de chacun, et que sa finalité est de profiter à un tiers ou à l’ensemble de la société.
Formation à une éthique du volontariat
Conscients des valeurs et des enjeux portés par de tels critères du volontariat, nous encourageons tout particulièrement la formation à une éthique du volontariat. Qu’il s’adresse à la Nature sous toutes ses formes d’expression ou aux autres hommes, motivé par un sentiment profond, une conscience de l’altérité, du besoin de se relier à l’autre en exprimant sa solidarité, le volontariat est utile à cet « autre » et à soi même. Nous nous définissons mutuellement, et c’est dans et par l’expression de ce volontariat, que je touche à l’« humanité », la mienne, celle de l’autre.
S’il est évident que la formation au volontariat comprend des connaissances et méthodes d’intervention, d’action, de relations, d’approfondissement sur comment agir, elle doit porter une spéciale attention aux motivations, c’est à dire sur le pourquoi agir. La formation à l’éthique du volontariat nous aide alors à rentrer en relation avec nos motivations les plus profondes, pour donner une meilleure qualité et un meilleur sens à notre action.
Le volontariat est l’expression d’une aspiration à une société meilleure
Si la société contemporaine présente des profondes carences de solidarité, elle nous donne aussi les opportunités d’exprimer et de développer cette solidarité : l’instabilité que nous traversons, à de nombreux niveaux est une opportunité de ré-enracinement dans cet enjeu de donner du sens, d’être utile, d’être acteur. Si l’exercice du volontariat tel que défini par l’ONU est une nouvelle forme de participation sociale, écologique, le volontariat est aussi l’expression d’un espoir et d’une aspiration à une société nouvelle et meilleure.
En cela « le volontaire » exprime un appel intérieur intime, assume la responsabilité de l’humain qui est en lui, qui l’engage certes vis à vis des autres et de la nature, mais aussi et avant tout vis à vis de lui même. C’est un des fondement du volontaire-philosophe auquel nous aspirons et dont nous avons besoin.